Ce projet explore la figure du mime comme médium de communication, où l’individu s’efface au profit du message transmis par le corps. Dans cette logique, j’ai volontairement choisi de ne pas sculpter les traits du visage (nez, bouche) et d’utiliser la peinture pour laisser apparaître des zones transparentes, renforçant l’anonymat du personnage.
La réalisation de ces figurines constitue un prolongement de mon personnage de mime sous la forme d’un objet dérivé, là où, dans les Autoportraits en Héros, je joue à être eux. Pensées comme des art toys, elles mettent l’accent sur des codes identitaires plutôt que sur la ressemblance physique, permettant une reconnaissance du personnage sans représentation explicite du visage.
Le projet interroge également la notion d’icône et vise à créer un rapprochement entre différentes cultures visuelles. Cet aplanissement s’opère à la fois par la figure du mime — à la croisée du populaire, du théâtre et du clown, et symbole d’une exception culturelle française (cf. TIME du 3 déc. 2007 : The Death of French Culture) — et par le choix technique, situant l’objet entre production artisanale et esthétique de l’objet manufacturé.




















